Une nouvelle vie au Portugal

Qui n'a jamais rêvé de démarrer une nouvelle vie ailleurs: en province, au soleil, au bord de la mer, à la montagne ou à la campagne, dans un pays étranger ?

Nous sommes un couple franco-portugais, nous avons passé plus de 20 ans de notre vie commune en France avec des séjours fréquents au Portugal. Nous habitions dans le Nord de la France et vivons maintenant à Cascais au Portugal.

Pourquoi partir à l'étranger ?

En fait, changer de vie, partir à l'étranger est un fantasme pour beaucoup. Ce fantasme reste, la plupart du temps, étouffé par le quotidien. Parfois, il émerge au gré d'une discussion entre amis, à la lecture d'un article de presse ou en réaction à un stress ou une contrariété. La plupart du temps, ce fantasme conserve sa nature d'échappatoire : il n'est pas fait pour être réalisé.

Je pense, personnellement, que quitter sa culture, ses habitudes, abandonner ses repères, son environnement familier, n'est pas un acte naturel. J'observe que la plupart de ceux qui ont franchi le pas ont bénéficié d'un déclencheur: un événement de vie, une contrainte ou une opportunité parfois.

Pour notre part, notre vie en France ne nous convenait plus, nous avions l'impression de subir notre environnement, de ne plus en profiter, de ne plus l'apprécier. Dans le même temps, nos enfants devenaient autonomes, commençaient à construire leur propre vie. Puis, une décision professionnelle était à prendre, il nous fallait reconstruire une nouvelle vie et le faire au même endroit nous paraissait insurmontable. Le déclencheur était là ! Nous avons donc décidé de construire cette nouvelle vie à l’étranger et le Portugal s’est imposé tout naturellement en raison des attaches que nous y avions.

 

Comment vivez-vous aujourd'hui ?

Sur le plan professionnel, nous avons créé, ensemble, une entreprise au Portugal. Ce projet était, évidemment, une nécessité économique pour nous mais il est, aujourd'hui, bien plus que cela. Tout d'abord, il donne un sens supplémentaire à notre travail quotidien : nous voulons contribuer à promouvoir le renouveau et la créativité portugaise et c'est enthousiasmant, nous nous sentons concrètement utiles. Et puis, c'est le projet d'un couple. Or même si le quotidien est parfois difficile, nous nous découvrons mutuellement des aspects de nos personnalités que nous ignorions.

Sur le plan privé, il a été très facile de se faire rapidement des amis portugais que nous côtoyons très régulièrement. Nous évitons les rencontres organisées avec nos compatriotes car nous souhaitons nous intégrer totalement dans le pays qui nous accueille.

 

Qu'avez vous fait pour vous intégrer dans votre nouvelle vie ?

Personne ne vous attend quand vous arrivez dans votre nouvelle vie. Il faut faire s'ouvrir aux autres avec humilité en cherchant à apprendre d'eux. La suffisance et l'arrogance qui nous caractérise parfois est à bannir rapidement.
La première chose que nous avons fait c’est d’inviter tous nos voisins à un barbecue, ce qui les a beaucoup surpris. Par chance, nous avions des affinités avec certains d'entre eux qui sont devenus proches. Ils nous ont introduit dans leur propre cercle d’amis et ainsi de suite.
Notre activité professionnelle nous amène également a beaucoup nous déplacer dans toutes les régions portugaises à la recherche de nouveaux produits. Nous faisons donc la connaissance de nombreux artisans ou entrepreneurs qui, peut être, deviendront des proches.
Quelle est la chose que vous préférez en tant qu'expatrié au Portugal ?
Nous avons la chance car nous vivons dans une zone très protégée proche d’une capitale européenne. Ce que nous apprécions ici c’est souvent ce qui nous manquait en France
d’abord la mentalité portugaise y compris dans le monde professionnel : la curiosité, la bienveillance rendent le climat des affaires bien moins stressant. Nous apprécions également la quiétude de ce pays : il y a bien moins de clivages, de conflits, d’agressivité qu’en France. C’est ce que nous cherchions : une vie plus apaisée. Évidemment nous apprécions également le climat, la sécurité et la gentillesse des portugais mais là on parle de clichés.



3. Est-ce que vous appelez souvent votre pays d'origine, et comment ?
Évidemment nous sommes restés attachés à la France et nous appelons tous les jours nos enfants ou nos amis. Il nous arrive d’y retourner pour des événements familiaux mais la plupart du temps ce sont nos amis et nos enfants qui font le déplacement et viennent nous rendre visite. Nous voyons de plus en plus le Portugal comme notre pays et la France comme une extraordinaire destination touristique. Nous revenons d’ailleurs d’un séjour dans les châteaux de la Loire que nous avons fait découvrir à nos amis portugais.



5. Quelle est la pire des choses pour un expat au Portugal ?
La « pire des choses » ? Je cherche mais je ne trouve pas:-)

6. Qu'est ce qui vous manque le plus ?
Hormis nos enfants et amis que nous voyons forcément moins souvent, ce qui nous manque le plus ce sont les fromages français et les fleuristes. Les fromages portugais sont très bons et très variés mais les fromages à pâte persillée manquent (Roquefort, fourme d’ambert…) ainsi que les fromages à croute fleurie (Camembert, Brie, Chaours…) C’est peut être un manque à combler ici. Les fleuristes sont également rares et la culture des bouquets est bien moins présente.

8. Quelle est l'habitude que vous trouvez la plus étrange dans votre culture d'adoption ?
Le Portugal est un pays européen d’une culture très proche de celle de la France donc il n’y a pas vraiment de comportements ou d’habitudes étranges. Seules quelques coutumes sont différentes et amusantes : Claquer les casseroles à Nouvel an, porter un vêtement bleu pour porter chance...

9. Qu'est-ce qui est un mythe sur votre pays d'adoption ?
Le Portugal est encore vu, depuis la France, comme un pays un peu en retard, peuplé de gens travailleurs, gentils, serviables mais un peu « simples ». Il suffit de regarder les derniers films pour s’en rendre compte. Or le Portugal est très loin de cette image aujourd’hui, en tous cas dans les grandes villes. La créativité y est étonnante, l’ouverture sur le monde y est bien plus présente qu’en France… Il y a un mélange de tradition et d’innovation qui nous surprend chaque jour et qui nous a incité à mettre en ligne notre boutique pour en assurer la promotion de ces extraordinaires produits qui mixent la créativité et le meilleur de la tradition.

10. Quel avis donneriez-vous aux autres expatriés ?
Je ne donnerais qu’un conseil. Vous vivez au Portugal en tant qu’expatrié, vous êtes les bienvenus ! Apprenez quelques mots de portugais, mêmes les à l’anglais ou au français, vous serez toujours compris. Rencontrez les portugais, invitez les chez vous, sortez du cercle des expatriés, tout ce que vous donnerez vous sera rendu au centuple ! Une conséquence pénible cependant, le jour où il faudra partir sera un déchirement.

11. Quand et pourquoi avez vous débuté votre blog ?

Nous avons créé une entreprise dont l’objectif est de faire découvrir tous ces produits portugais extraordinaires emprunts de savoir faire, de traditions et maintenant de créativité. Il nous a semblé important d’adjoindre un blog à notre boutique en ligne afin de faire comprendre tout l’environnement de ces produits : les régions dans lesquels ils sont fabriqués, les méthodes employées, les gens qui les conçoivent ou les fabriquent… Tout ceci est, au moins, aussi important que le produit lui-même. C’est aussi un moyen de faire découvrir ce qu’est réellement le Portugal aujourd’hui.

12.  Quels bénéfices avez vous trouvé au travers de votre blog ?
Des rencontres, à nouveau ! La dernière avec un journaliste français qui, séduit par certains de nos articles, est venu réaliser un reportage sur la culture du jonc et sa transformation étonnante en accessoires de modes très tendance par des artisans d’un petit village du Ribatejo. Un magnifique reportage bientôt diffusé à la télévision française et qui donnera, nous en sommes certains, envie aux français de découvrir le Portugal en dehors des plages de l’Algarve ou des rues de Lisbonne ou Porto.

 

Sentiments

Les démarches administratives

La culpabilité

Où est mon vrai chez moi

Tout vendre et un jour partir

Il faut un déclencheur

Il faut de l'humilité 

La première fois de ma vie que j'ai entendu une entreprise cliente me dire 3attendez, àça n'est pas grave, vous avez réparé votre erreur et maintenant c'est beaucoup mieux, c'est normal"

Left Continuer mes achats
Mon panier

Vous n'avez aucun article dans votre panier