Julia Cota artisanat portugais ou art naïf du Portugal

Le monde fantastique de Júlia Cotà

Júlia Cotà est née à Lagoa (Manhente), dans la municipalité de Barcelos en 1937. Elle est, aujourd'hui, une des plus grandes représentantes vivantes du "Barcelos Figurado", mouvement artisanal et artistique, expression de la culture populaire portugaise

 

60 ans dans l'argile

Júlia da Rocha Fernandes de Sousa, communément appelée Júlia Côta, est née dans l'une des familles les plus respectées de l'artisanat régional. Elle est la petite-fille de João Domingos Côta da Rocha, reconnu comme le père du Coq de Barcelos.


Júlia Cotà a commencé à travailler l'argile à l'age de 9 ans dans l'atelier de ses parents. Elle commence par aider à façonner certaines pièces telles que les chaussures ou les chapeaux pour 15 sous par heure avant de pouvoir réaliser ses propres pièces. Son sens artistique est tel qu'elle est rapidement reconnue et que ses parents se décident à lui confier l'atelier.

 

A 71 ans ans aujourd'hui, cela fait donc plus de 60 ans que Júlia Cotà travaille l'argile. Mais Julia ne se sent pas fatiguée, elle souhaite poursuivre son travail jusqu'à ce que ses mains ne le permettent plus.
Femme d'émotion facile, Julia regrette de ne pas voir sa famille poursuivre son travail "Je pense qu'en mourant, mes pièces seront terminées", dit-elle froidement.

 

Artisanat ou art naïf ?

Modeler la vie qui l'entoure en argile tout en laissant libre cours à son imagination, c'est le credo simple de Júlia Cotà. Le résultat est un style figuratif très particulier, donnant naissance à un monde fantastique, joyeux et coloré.

 

Ses «poupées», comme Júlia Cotà les appelle, évoquent invariablement des scènes de la vie rurale agrémentées de figures mythologiques enracinées dans l'imagination populaire. Elles sont reconnaissables à leurs traits ambigus, où se fondent les traits de l'homme et de la femme, la silhouette des hommes et celles des animaux.


Parfois religieuses, parfois burlesques, parfois les deux réunies, ses statuettes sont toujours empruntes de respect envers l'histoire, les traditions et les personnages locaux.


Comme tant d'hommes et de femmes de sa génération, Julia Cotà n'a pas appris à lire ou à écrire. C'est un collectionneur portugais qui lui a appris à gribouiller les initiales de son nom afin d'authentifier les pièces de sa propre collection. Depuis lors, aucune pièce n'a quitté son atelier sans les J et C inscrits à la base.

 

Alors artisanat populaire ou art naïf ? La question n'est pas tranchée mais les blogs ou les revues sur l'art commencent à écrire sur Júlia Cotà et certaines de ses expositions se font en dehors du cadre de l'artisanat.

un dessin d’un visage

 

Vous vous laissez tenter ?
Vous souhaitez découvrir les statuettes de  Júlia Cotà  ?

 

Luisa Paixão

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